Rechercher sur AfrikBlog

des articles visant les codecs audio

Mon avis sur les codecs audio de Microsoft

10 juillet 2006

Audiobaba, pour une écoute intelligente de la musique

AUDIOBABA OU L’ÉCOUTE INTELLIGENTE DE

LA MUSIQUE

Mélomane accompli, vous voilà possesseur de plus de 1000 fichiers MP3 ou WMA glanés par-ci, par-là. Votre lecteur de prédilection est le Lecteur Windows Media version 9, 10 voire 11. Vous en avez marre de programmer chaque jour votre musique à grands renforts de cliquer-déplacer et vous désirez ardemment obtenir un logiciel efficace de classement automatique des pistes selon des facteurs, disons… assez humains.

Vous souhaits deviendront en grande partie réalité si vous installez un plug-in nommé Audiobaba Music Genie, téléchargeable gratuitement sur la page http://www.audiobaba.com/download.htm . Ledit plug-in ne marche que sous Windows 2000 ou Windows XP et sous le Lecteur Windows Media 9 ou 10. Une version d’Audiobaba existe pour les Itunes sous Windows, mais pas encore sur Mac.

1.  Que fait-donc Audiobaba ?

Audiobaba analyse les fichiers musicaux (obligatoirement des MP3, des WMA ou des fichiers AAC) en disséquant entre autres sa mélodie, son tempo, voire, accessoirement, ses informations ID3. L’analyse effectuée, le logiciel détermine les « liens » (que les développeurs ont nommé « networks ») entre les chansons. Au fur et à mesure de l’utilisation du lecteur, Audiobaba « apprendra » les habitudes auditives de l’utilisateur et affinera ses liens. Sur demande, il peut créer une playlist ayant au maximum cinq chansons comme base mélodique. Vous pouvez choisir le nombre (compris nécessairement entre 15 et 999) de chansons que doit contenir ladite playlist, de minutes de cette dernière ou correspondant à la taille totale en Mo de ses fichiers.

2.  Comment Audiobaba marche grosso modo ?

a.   Installation

À part le fait de déterminer si le logiciel a affaire à un Lecteur Windows Media ou à un iTunes (Itunes), le reste de l’installation se poursuit comme avec la plupart des logiciels. On n’a cependant pas le choix du dossier ou de la partition de destination : elle est imposée par l’installateur et correspond à la partition système.

b.   Paramètres initiaux

Audiobaba marche mieux sur base des fichiers qui ont été listés au préalable dans la bibliothèque multimédia. Au lancement du lecteur (et, par voie de conséquence, d’Audiobaba pour la première fois), il vous sera demandé de vous « synchroniser » à la bibliothèque ou de rechercher les fichiers dans le disque dur. Préférez la première option. Toutefois, avant de permettre à Audiobaba de faire son boulot, commencer par épurer la bibliothèque des éléments indésirables (doublons, chansons que vous n’aimez pas trop, sons qui ne sont pas des chansons, …). La procédure quant à ce est simplissime : Clic droit sur la piste à supprimer ® Supprimer de la bibliothèque multimédia seulement.

Une fois que vous avez épuré, fermez le lecteur et ouvrez-le à nouveau, puis lancez la synchronisation. Celle-ci se déroulera en deux étapes que voici, qui consomment pas mal de ressources processeur :

-   Analyse de la structure intrinsèque de chaque chanson (mélodie, tempo, …)

-   Création du network

La première étape peut prendre plus de six heures pour une bibliothèque de 1500 chansons pour un Cyrix à 800 Mhz, mais moins de 30 minutes sur un Pentium IV à 2 Ghz. L’étape est susceptible d’interruption manuelle, Audiobaba sachant comment poursuivre (même s’il prétend que l’interruption entraînera la reprise à zéro de la synchronisation). La deuxième étape, en revanche, ne doit pas être interrompue, sous peine qu’elle reprenne à zéro. Pour 1500 morceaux, elle prend un peu moins de trois heures avec Cyrix, mais moins d’un quart d’heure avec un Pentium Iv à 2Ghz.

Ainsi, si votre PC est quelque peu vieillot, Audiobaba peut s’initialiser le temps d’une nuit ! En revanche, si votre ordi est une bête de course, les deux étapes précitées ne prendront qu’un peu plus d’une heure pour 1500 morceaux à analyser !

c.   Utilisation d’Audiobaba

Une liste d’écoute peut être créée sur base de la piste en train d’être jouée à l’aide du Lecteur Windows Media. Vous pouvez choisir la durée de cette liste, le nombre de chansons qu’elle contiendra ou la taille totale de celles-là en Mo. En cliquant sur Post Playlist in Media Player, une sélection portant le nom « Audiobaba – (titre de la chanson qui joue) » est envoyée automatiquement à l’emplacement Mes Sélections. Ladite sélection obéit aux critères préétablis et comporte nécessairement des chansons d’un air ou d’une mélodie presque similaire, surtout pour les chansons qui se suivent par groupes de trois ou de quatre. Si la chanson qui joue n’a jamais été indexée par Audiobaba, un message vous invitera à le faire.

Il est également possible de créer une sélection basée non pas sur la chanson qui joue, mais plutôt sur cinq chansons maximales que vous choisirez librement. La sélection crée n’en sera qu’améliorée en fait de confort d’écoute.

Audiobaba est enfin dotée d’une fonction des plus intéressantes, AutoGJ, qui crée une lecture en cours qui s’ajuste automatiquement et dynamiquement à chaque nouvelle chanson jouée et ce, en vertu de la mélodie de la chanson qui a précédemment joué. AutoGJ stoppe si les pistes, dans le volet lecteur en cours, sont déplacées ou si des manipulations profondes sont opérées au sein même de la bibliothèque multimédia (comme l’ajout ou la suppression des titres).

Lorsque Audiobaba détecte des chansons nouvellement ajoutées ou supprimées dans ou de la bibliothèque, il demande automatiquement à l’utilisateur de mettre à jour son réseau. Ladite mise à jour prend généralement moins de temps que la synchronisation initiale. Pour 10 chansons ajoutées ou supprimées, elle ne dépasse pas cinq minutes pour un PC vieillot et quelques secondes pour un Pentium IV à 2 GHz.

3.  Conseils perso pour un usage optimal

-   Audiobaba a coutume d’insérer dans ses playlists les chansons que l’utilisateur joue fréquemment ou qu’Audiobaba lui-même sélectionne souvent. Il lui arrive également de privilégier durant un temps les chansons que vous avez fraîchement ajoutées dans la bibliothèque. Si cela vous ennuie, ayez l’habitude de programmer, parmi les cinq chansons maximales servant de pivot mélodique à Audiobaba lors de la création des sélections, des morceaux qu’Audiobaba n’a que rarement lus ou jamais lus (ex : des morceaux lus il y a un mois ou plus)

-   Pour qu’Audiobaba crée une playlist dont les « cassures mélodiques » entre morceaux ne sont pas trop grandes, je vous recommande de choisir, parmi les cinq chansons maximales de base, des morceaux de même genre musical ou, du moins, des morceaux de genre assez voisins. Ex : 1er morceau : R & B, 2e morceau : RAP, 3e morceau : DISCO, 4e morceau : TECHNO, 5e morceau : ROCK

-   Pour réduire notablement les cas où Audiobaba enchaîne des chansons d’un même artiste, une astuce est de désinstaller Audiobaba et, dans les tags ID3 des fichiers, de supprimer tout le contenu du champ « album » de chaque chanson. La manière la plus simple pour ce faire (si toutes vos chansons sont concentrées dans peu de dossiers) est de sélectionner toutes les chansons du dossier, de cliquer avec le bouton droit dans la sélection, de cliquer sur Propriétés, sur Résumé et, le cas échéant, sur Avancé. Effacer tout ce que contient le champ « Titre de l’album ». Si le nombre de fichiers est important, cette astuce peut prendre plusieurs minutes d’exécution !

4.  Quelques bugs (eh oui… !)

Audiobaba étant en version bêta à l’heure actuelle (juin 2007), il comporte certains bugs plus ou moins gênants dont la liste ci-dessous n’est pas exhaustive :

-   La fonction AutoGJ a tendance à faire planter le lecteur Windows Media lorsque le lecteur est en mode lecture en cours ou lorsque le PC est trop sollicité durant la lecture. Pour diminuer le risque de tels plantages, commutez-vous au mode bibliothèque multimédia ou réduisez l’activité du PC

-   En cliquant sur une sélection créée par Audiobaba (surtout sur un PC vieillot), il arrive que le lecteur signale qu’il a rencontré un problème d’origine inconnue

-   Audiobaba n’est pas familier au mode multiutilisateur qui caractérise pourtant Windows 2000 et Windows XP. En d’autres termes, si le lecteur Windows Media est utilisé dans une session qui n’est pas celle où Audiobaba a été installé, le network est réinitialisé ! Raison pour laquelle je vous conseille vivement de copier le contenu du dossier Networks d’Audiobaba quelque part, puis de le coller dans le même dossier Networks en cas de pépin. Ledit dossier se trouve dans C : (ou la partition système)/Program Files/Audiobaba. Le contenu est formé d’éléments XML. Toutefois, à la longue, cette procédure corrompt le logiciel. Mieux vaut laisser Audiobaba réparer lui-même son network

Posté par rouspecteur à 13:00 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

du wma vbr

CODER EN WMA VBR À L'AIDE DES CODECS WINDOWS MEDIA AUDIO SÉRIE 9

INTRO

WMA est un acronyme signifiant Windows Media Audio. Il s'agit d'un
format de compression de données audio permettant de convertir, en
occupant le moins de place possible, des sons provenant de diverses
sources (CD, fichiers, captures extérieures provenant d'une radio,
d'une télé, d'un décodeur satellite, ...). On appelle codecs
l'ensemble de programmes et d'algorithmes permettant justement la
compression, voire la décompression, desdites données. Tout format
audio (MP3, OGG Vorbis, Real Audio, ...) a recours à ses propres
codecs pour sa lecture ou la création de ses fichiers. Moi, j'ai
craqué pour le WMA, format de Microsoft, qui l'a créé et promu. À
mon avis, il n'a qu'un seul concurrent sérieux sur le marché
quant à la qualité auditive : l'OGG Vorbis. En effet, ce dernier,
à taille de fichier égale, offre une meilleure restitution sonore que
le WMA. Le hic, c'est que OGG Vorbis demeure incompatible avec non
seulement la majorité de logiciels de gravure standard, mais en plus
et surtout avec les baladeurs numériques (baladeurs CD ou avec
mémoire flash). WMA, lui, ne cesse de gagner en compatibilité.
Que signifie « VBR » ? Il s'agit d'un autre acronyme voulant dire
« Variable Bitrate », en français « débit variable ». Le bitrate,
appelé également vitesse de transmission ou encore débit, est le
nombre de uns et de zéros (bits) qui est alloué à une seconde de son
pour son codage. Plus il est élevé, meilleure est la qualité du son
codé par rapport au son d'origine. L'unité de mesure du bitrate
est le kilobits par seconde (kb/s ou kbits/s). Le débit est dit
variable lorsque à l'intérieur d'un fichier codé (son comme
image), ledit débit fluctue chaque seconde à plusieurs reprises en
fonction de la nature du son. Lorsque celui-ci est complexe (ex :
s'il comporte beaucoup d'aiguës), il est codé avec un débit
élevé. À l'inverse, si le son est simple (ex : les basses et les
voix) ou même nul, le débit chute. Le résultat ? Le son est codé
avec une qualité constante, très souvent supérieure à celle
qu'offre le codage à débit constant (codage dit CBR : Constant
Bitrate) en valeur moyenne. Ex : en mode VBR 50, le débit fluctue
environ entre (théoriquement) 50 et 95 kb/s (en pratique, ce n'est
pas toujours le cas). La moyenne de cette fourchette est de 72 kb/s. En
mode CBR, un son codé même à 80 kb/s a une qualité inférieure au
même son codé en mode VBR à bitrate moyen de 72 kb/s.
D'aucuns me demanderont pourquoi j'ai choisi le WMA comme format de
codage de mes sons et non le MP3 qui est un format plus répandu et, il
est vrai, plus compatible. Il est des raisons valables qui m'ont
poussé à négliger le MP3 :
- Pour une qualité acceptable, le bitrate du MP3 doit être au minimum
de 128 kb/s en CBR, alors que le MP3 se contente de 96 kb/s. en mode
VBR, WMA peut même descendre jusque 50 kb/s, là où MP3 devra
utiliser une vitesse de transmission d'au moins 80 kb/s ! Comme vous
le voyez, on gagne nettement de place en codant en WMA
- Le codage WMA est très rapide, même en VBR. De plus, la capture du
son en temps réel monopolise très peu de ressources processeur. Je ne
connais pas de logiciels qui font de la capture en MP3 VBR en temps
réel sans que le processeur ne peine dur
Les deux autres raisons qui suivent, bien qu'elles ne m'aient pas
particulièrement motivé pour le choix du WMA, l'ont grandement
influencé :
- Le format WMA Professional permet de capter ou de convertir du son
avec une haute qualité due soit à la fréquence de codage et du
nombre de bits par échantillon élevés (ex : 24 bits, 96 kHz, au lieu
de 16 bits, 44 kHz), soit à cause du nombre d'enceintes (ex :
système Home Cinema : 5.1). Ce format sort du cadre de notre exposé
et nous ne l'aborderons pas ici.
- Le format WMA sans perte (Lossless) permet de capter ou de convertir
de la musique sans perte de qualité auditive ni fréquentielle du son
d'origine, en haute résolution comme le WMA Pro ou en résolution
normale (16 bits, 44 kHz)
Ces deux avantages supra sont néanmoins assez relatifs. En effet, le
WMA Pro comme le WMA Lossless sont très peu compatibles avec les
appareils du marché (les marques des lecteurs tiennent sur le doigt
d'une main). Par ailleurs, sur PC, Windows XP doit être installé
pour profiter pleinement desdits formats, notamment en mode capture.
Enfin, le WMA Pro et le WMA Lossless haute résolution ou multicanal
demandent, pour de meilleures performances, une carte son dédiée et
qui coûte la peau des fesses...

CARACTÉRISTIQUES AUDITIVES DES CODAGES VBR

J'ai usé du Codeur Windows Media Série 9 pour la capture en temps
réel. Pour la conversion, je me suis servi du même logiciel, mais
surtout de DBPowerAmp. Comme lecteur, le Lecteur Windows Media Série 9
a parfaitement fait l'affaire. Il a également été des plus utiles
pour l'extraction des CD audio.

VBR 100

C'est la qualité dite sans perte. Le codec utilisé est le WMA
Lossless. Un son codé à ce mode est identique à l'original. Le
bitrate varie souvent entre 420 kb/s et 1 100 kb/s, ce qui est très
élevé, car quatre minutes de son peuvent peser entre 12,6 Mo et 33 Mo
! Avec un disque dur de taille moyenne, c'est la saturation garantie
avec moins de 500 chansons...
Le mode VBR 100 est usé généralement à l'occasion des
enregistrements temporaires, soit en vue d'une gravure de qualité,
soit pour une capture optimale. Il est fortement recommandé soit de
l'effacer, soit de le reconvertir en un mode qui prend moins
d'espace.

VBR 98 (« qualité optimale » du Lecteur Windows Media)

Le bitrate va environ de 200 à 450 kb/s. La qualité de son convertie
est également identique au son capté. Un fichier de quatre minutes
pèse entre 6 Mo et 13,5 Mo, ce qui est toujours lourd pour un usage
courant. Tout comme le mode VBR 100, ne conservez des fichiers codés
en VBR 98 que pour les besoins de la gravure ou de la conversion.

VBR 90 (« qualité élevée » du Codeur, « bonne qualité audio »
du Lecteur)

Le bitrate varie approximativement entre 105 kb/s et 250 kb/s, ce qui
fait qu'un fichier de quatre minutes pèse entre 3,2 Mo et 7,5 Mo, ce
qui, à mon sens, est encore lourd. Question qualité, elle est
équivalente de très près à l'original, si ce n'est quelques
différences presque inaudibles dans les basses qui sont très
légèrement atténuées. Personnellement, j'use de VBR 90 pour la
capture en temps réel, et uniquement pour ça. Ne convertissez
habituellement vos morceaux en ce mode que si vous avez un disque dur
suffisamment balèze (au moins 120 Go).

VBR 75 (« bonne qualité audio » du Codeur, « qualité moyenne » du
Lecteur)

Le bitrate varie environ entre 64 kb/s et 175 kb/s. Ainsi, un fichier
de quatre minutes pèse entre 1,9 Mo et 5,3 Mo. La qualité en écoute
VBR 75 est très légèrement inférieure à celle d'un MP3 CBR à
128 kb/s, du fait d'une faible perte de basses assez remarquable,
alors que les aiguës sont correctement conservées. C'est le mode
idéal de conversion si l'ordy dispose d'un disque dur d'au moins
40 Go. Je vous déconseille néanmoins VBR 75 pour la capture en temps
réel, vu la perte audible de certaines basses fréquences.

VBR 50 (« qualité moyenne » du Codeur, « basse qualité » du
Lecteur)

Le débit varie entre environ 40 kb/s et 112 kb/s. Un fichier de quatre
minutes peut peser entre 1,2 Mo et 3,3 Mo, ce qui représente une
énorme économie d'espace disque. Côté qualité, VBR 50 retire à
la musique d'origine certaines basses de manière assez audible. Les
aiguës extrêmes sont atténuées, voire éliminées, lorsqu'elles
n'ont pas une forte intensité. Ainsi, un instrument du genre
cymbale, s'il est joué à bas volume dans le son d'origine, sera
inaudible ou quasi-imperceptible dans le fichier converti ou capturé.
En somme, VBR 50 produit le son d'une station FM analogique stéréo
d'excellente qualité. Pour un usage audio courant, c'est
l'idéal. Il suffit de bien ajuster les égaliseurs graphiques en
rehaussant comme il se doit les aiguës et les basses pour retrouver
presque le son d'origine, sans distorsions de type son « métallique
». Personnellement, je convertis ma musique en ce mode de manière
définitive.

VBR 25 (la plus basse qualité prévue du Lecteur)

Le débit varie entre 32 et 85 kb/s, ce qui fait qu'un fichier de
quatre minutes ne pèsera qu'entre 960 Ko et 2,6 Mo. Le gain
d'espace est encore plus grand qu'en mode VBR 50. Néanmoins, la
qualité en pâtit. En effet, les basses sont manifestement atténuées
et les aiguës extrêmes, outre leur diminution sensible, résonnent au
niveau des harmoniques, ce qui donne l'impression d'un léger son
métallique lorsqu'elles sont de forte intensité. Malgré cette
perte assez notable de qualité, l'effet stéréo est toujours
présent. Un MP3 CBR à 96 kb/s est plus désagréable à écouter
qu'un WMA codé en VBR 25, du fait d'un manque plus remarquable
d'aiguës et d'une résonance métallique plus accentuée.
Seules deux raisons peuvent vous conduire à coder en ce mode :
- La qualité CD ne vous dit pas grand-chose
- Le son que vous codez est à prédominance vocale. En effet, le
codage de la voix utilise très peu de bits et ne génère pas de
distorsions audibles en VBR 25

VBR 10

Le bitrate varie approximativement entre 27 kb/s et 64 kb/s. Ce mode
crée les fichiers les plus légers en VBR. Ainsi, quatre minutes de
son pèsent entre 810 Ko et 1,9 Mo ! En fait de qualité, il ne faut
pas s'attendre à des miracles : le mode VBR 10 supprime presque
totalement les sons les plus aigus et métallise les fréquences qui
avoisinent lesdits sons. Dans des cas extrêmes (surtout si le son
originaire est monophonique ou de piètre qualité), la voix
elle-même, lorsqu'elle atteint des notes assez aiguës, résonnent
légèrement des harmoniques.
N'usez de VBR 10 que pour le codage définitif de la voix dans un
discours (voix parlée), jamais pour le codage de la voix chantée ou
de la musique.


Posté par rouspecteur à 12:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Contourner la protection des fichiers audio

Contourner la protection des fichiers audio

Depuis environ cinq ans, les maisons de disques, du moins certaines
d'entre elles, ont pris l'habitude assez radicale de protéger les
disques de leurs artistes contre toute copie via un ordy aux moyens de
l'extraction audio à partir d'un lecteur de CD-ROM ou de DVD. De
son côté, le gigantissime Microsoft a élaboré sa norme de
compression audio dénommée WMA (Windows Media Audio), norme dotée,
si l'utilisateur qui encode en ce format le souhaite, de toutes
sortes de protections. De manière basique, par exemple, il est
possible, lorsqu'on copie un CD dans le disque dur, d'attribuer à
chacune de ses pistes une licence dont les termes veulent qu'une fois
transférés ces fichiers WMA dans un autre ordinateur ou vers un
périphérique portable du genre baladeur numérique, lesdits fichiers
deviennent illisibles et non ouvrables. Alors que la plupart des
protections des CD audio ont été cassées par des informaticiens
assez rodés, celle de Microsoft, à tout le moins de manière
logicielle, semble n'avoir officiellement jamais été violée.
Toutefois, des pirates avertis ont trouvé des astuces dans la vue non
pas de forcer les protections, ce qui est un exercice assez complexe et
souvent peu certain, mais plutôt de les contourner en utilisant la
logique analogique et non numérique.
Dans les lignes qui suivent, nous vous montrerons de quelle manière
lesdits pirates s'arrangent pour trafiquer un CD audio protégé, en
premier lieu. En second lieu, nous vous expliquerons comment ils se
passent de la protection des fichiers WMA protégés.

A. Copier un CD soi-disant protégé contre la copie

En principe, tout lecteur de CD audio fabriqué avant 2001 ne
reconnaît pas la protection anti-copie des CD audio. Ces derniers sont
généralement lus sans pépins.
Or tout lecteur a forcément une sortie audio. Si ce n'est pas la
prise écouteur, alors ce qu'il y a, en plus, une double sortie de
type AUDIO OUT ou LINE OUT à l'arrière ou à l'un des côtés de
l'appareil.
De même, tout ordy sorti après 2000 a une carte son, même
rudimentaire, qui est dotée non seulement d'une ou de plusieurs
prises de sortie pour les baffles ou pour d'autres usages (chaîne
hi-fi, ampli, ...), mais aussi d'une ou de plusieurs prises
d'entrée (du genre AUDIO IN ou LINE IN). La plupart de ces prises
d'entrée et de sortie acceptent généralement des fiches de type
écouteur, diamètre 3,5 mm.
Il se trouve que dans le commerce, et à bas prix, l'on vend des
fiches d'adaptation qui permettent de convertir une entrée ou une
sortie doubles en une entrée ou une sortie de type écouteur. En
effet, le câble servant au transfert audio entre le lecteur et
l'ordy (et vice-versa) - câble très bon marché, lui aussi -
est doté d'une entrée ou d'une sortie double, ainsi que d'une
entrée ou d'une sortie unique (seul l'usage déterminera quelle
extrémité dudit câble est une entrée ou une sortie).
Il se fait également que sur le Net, et chose grave, dans le site de
Microsoft, il existe un programme très puissant baptisé Codeur
Windows Media (Windows Media Encoder en anglais). Sa vocation est de
convertir en numérique au format WMA (ou WMV quand il s'agit des
vidéos) tout ce qui passe par la carte son, par une fiche USB, voire
par une carte d'acquisition vidéo. La version 7.1 dudit codeur est
conçue pour Windows 98 et Millenium. La version 9, plus performante,
est développée pour Windows 2000 et XP. Signalons que le codeur est
totalement gratuit et ne crée pas par défaut des WMA protégés
contre la copie.
Il suffit donc de relier le lecteur CD à la carte son et d'effectuer
une capture audio, de préférence dans une vitesse de transmission la
plus lourde possible pour éviter certaines pertes audibles de sons
aigus. Le codeur version 9 est une aubaine pour les pirates, car il
permet de coder au format WMA sans perte de qualité audio (format dit
WMA Lossless) !! Mais pour bénéficier de cet avantage indéniable, XP
doit être le système d'exploitation opérationnel. Bien entendu, la
qualité de la capture est fortement conditionnée par la capacité de
capture de la carte son. C'est que celle-ci peut dénaturer au
passage le son originaire qui y transite.
Des logiciels gratos comme DBPoweramp permettent de convertir le gros
fichier WMA obtenu en WAV ou en MP3. Cette opération est nécessaire,
car la plupart des logiciels d'édition musicale gratuits ne
reconnaissent pas le WMA. Le fichier converti en MP3 peut être
aisément découpé en pistes à l'aide d'un autre logiciel gratos
comme Audacity. Si votre ordy tourne sous Windows 2000 ou Windows XP,
le codeur version 9 vous offre même un utilitaire de découpage de
fichiers WMA que vous pouvez reconvertir en une vitesse de transmission
acceptable pour ne pas alourdir inutilement le disque dur et ne pas non
plus perdre trop de qualité. Cette opération est facultative si vous
êtes un puriste.
Les fichiers ainsi découpés peuvent être gravés sur un CD (si le
pirate détient un graveur) sans grande perte de qualité audio par
rapport à l'original. Le lecteur Windows Media Série 9,
téléchargeable également dans le site de Microsoft et coûtant aussi
zéro franc, permet de graver sans frais sur un CD audio. Pour graver
un CD de données (c'est-à-dire contenant les fichiers WMA ou MP3
natifs non convertis en CD audio), il est obligatoire d'avoir XP
installé.

B. Copier des WMA protégés

Si par malheur un fichier WMA a subi une protection, pour la
contourner, il est impératif que ledit fichier soit toujours lisible
au sein de l'ordy où il a été créé ou transféré (cas des
fichiers provenant des maisons de musique en ligne). Le degré de
contournement sera plus ou moins efficace selon que le CD est protégé
ou pas contre la gravure.

1. Fichiers protégés contre la gravure

Grâce à cet instrument mortel du piratage qu'est le codeur Windows
Media, il y a parfaitement moyen de capter et de convertir tout son qui
est joué par la carte son. Il suffit d'activer le mélangeur audio,
de jouer le WMA protégé à faible volume et de procéder à la
capture avec le taux de compression le plus bas pour conserver le
maximum de qualité audio. Certains pirates n'hésitent pas à user
de l'égaliseur graphique du lecteur ou de la carte son pour
rehausser certains sons aigus.
Le découpage et la reconversion des fichiers se feront comme vu supra.

2. Fichiers n'interdisant pas la gravure

L'idéal est de graver au format CD audio les WMA protégés. Le
lecteur Windows Media s'acquitte très bien de cette tâche, voire
même Nero qui a l'avantage de réduire les espaces « blancs »
entre les pistes. De plus, il reconnaît sans problème les WMA
Lossless depuis sa version 6.0 (de fin 2003).


Posté par rouspecteur à 12:57 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

petite FAQ du WMA

LE WMA EN NEUFQUESTIONS-RÉPONSES

1. WMA, QUID ?

WMA signifie Windows Media Audio. Il s'agit d'un format de
compression de données audio créé par Microsoft et utilisant des
algorithmes de codage et de décodage presque similaires à ceux usés
par les fichiers MP3, mais avec une compression améliorée, surtout
dans la dernière version (9.1), très efficace.

2. WMA, le meilleur format audio ?

Le WMA a des avantages, parmi lesquels on peut citer le taux de
compression élevé pour une qualité audio raisonnable, la vitesse de
compression et la possibilité de protéger les fichiers codés[1]. La
compatibilité pas très assise du WMA constitue son défaut majeur,
défaut qui devra s'estomper avec le temps.

Bien entendu, en terme de qualité, il est des formats audio de
meilleure facture que le WMA. Ainsi, l'OGG VORBIS de la Xiph
Foundation sonne plus nettement que le format de Microsoft, même à
des débits inférieurs à 96 kb/s ! De même, le MP3 Pro et l'AAC
(appelé parfois MP4), respectivement de Coding Technologies et de
Apple, codent mieux que le WMA les sons à 96 kb/s et à 64 kb/s.
D'aucuns disent même que le WMA à 128 kb/s et à 160 kb/s aurait un
son plus « étouffé » que le MP3 à ces bitrates[2].

Cependant, les formats précités ont également des défauts non
négligeables, du moins à l'heure actuelle. Ainsi, tous sont moins
rapides que le WMA dans l'encodage. De plus, MP3 Pro, AAC et OGG
Vorbis demeurent moins compatibles que le WMA (très peu de baladeurs,
de radios et de platines DVD lisent ces trois formats).

Somme toute, ayant pesé le bon comme le mauvais côtés du WMA, face
à ses concurrents, je peux dire (n'en déplaise à ses détracteurs)
qu'il est actuellement le meilleur format audio qui allie compression
efficace à vitesse d'encodage[3].

3. Quel logiciel pour la lecture ?

De nos jours, presque tous les logiciels freeware ou payants dont la
vocation est de lire des contenus multimédias lisent sans problème
toutes les versions du WMA « classique », mais pas les WMA «
spéciaux » (voir point 5). Seul le Lecteur Windows Media Série 9 et
le Lecteur Windows Media 10 lisent correctement les WMA de tous types,
logiciels téléchargeables à volonté et gratuitement sur le site de
Microsoft.

4. Quel logiciel pour l'encodage ?

La plupart des logiciels gratuits ou payants de conversion peuvent
encoder en WMA classique. DbPoweramp Music Converter (gratuit si on
cherche bien) convertit en WMA « spéciaux », mais assez
difficilement en WMA Pro, à moins d'avoir une source WAV
multicanale. Seul le Codeur Windows Media de Microsoft code en WMA de
tous types sans trop d'emmerdes.

5. Combien de types de WMA ?

WMA est un format comprenant plusieurs variantes demandant chacune un
algorithme spécifique de codage et de décodage (appelé codec) pour
la compression ou la lecture :

  1. w WMA « classique » : lu par une grande partie de baladeurs,
    de radios et par quelques lecteurs DVD. Il compresse à 32, 44 ou 48
    kHz dans des bitrates allant de 5 à environ 384 kb/s et ce, en mono ou
    en stéréo à 16 bits par échantillon
  2. w WMA Professional ou WMA Pro : lu par quelques lecteurs DVD
    hauts de gamme. Il compresse à 16 ou à 24 bits par échantillon à
    44, 48 kHz ou 96 kHz, en stéréo, en 5.1 (six canaux) ou en 7.1 (huit
    canaux). La qualité audio du WMA Pro pour un bitrate donné est
    supérieure à du WMA classique. L'encodage et le décodage
    consomment des ressources processeur appréciables (de préférence un
    Pentium III pour la lecture et un Pentium IV pour l'encodage). Le WMA
    peut atteindre des bitrates supérieurs à 700 kb/s, la marge moyenne
    étant de 128 à 768 kb/s
  3. w WMA Lossless ou sans perte : il encode le son avec une perte
    de qualité inaudible et quasi-inexistante. La compression se fait à
    44, 48 ou 96 kHz, à 16 ou 24 bits par échantillon, en stéréo, en
    5.1 ou en 7.1. Le bitrate va généralement de 470 kb/s à 1100 kb/s.
    Le WMA sans perte est lu par quelques baladeurs (sauf en mode
    multicanal) et très peu de platines DVD
  4. w WMA Voice : compresse en mono à 8, 11, 16 ou 22 kHz, avec 16
    bits d'échantillon et un bitrate n'excédant point 20 kb/s. WMA
    Voice n'est lu que sur PC[4].

Je recommande le WMA classique à l'audiophile ordinaire. Le WMA Pro
convient au codage en haute qualité ou au codage des pistes sons
multicanales d'un film en DVD. Alors que le WMA Lossless produit un
son irréprochable par rapport à la source de codage, WMA Voice
dégrade fortement le son, seules les voix étant codées de manière
acceptable. Ainsi, l'un convient à l'archivage de très haute
qualité, l'autre à l'envoi par mail (ou par d'autres protocoles
du réseau) des courts extraits vocaux du genre reportage (surtout pas
de la voix chantée).

6. WMA peut-il être lu avec du dispositif courant ?

Seul le WMA classique a des chances d'être lu avec du dispositif
courant, la gamme de produits s'étendant au fil des mois (baladeurs,
lecteurs de salon, chaînes hi-fi, lecteurs DVD, voire téléphones,
etc.). Les autres variantes du WMA sont plus réservées à des usages
sur PC, sur platines DVD dernier cri (comme le WMA Pro) ou encore sur
du matériel très récent (comme le WMA Lossless).

7. Quid du CBR, VBR, une passe, deux passes ?

Le CBR (Constant Bitrate) est un mode de codage dans lequel un nombre
presque constant de bits est alloué à chaque seconde de son encodé
ou compressé. À partir de 96 kb/s, il crée des sons riches en basses
et d'une lourdeur identique à l'original. En dessous de ce
bitrate, il engendre de la distorsion dans les sons aigus.

Le VBR (Variable Bitrate), quant à lui, adapte automatiquement le
débit au sein du fichier codé et ce, en fonction de la complexité du
son, le bitrate maximal étant fixé par l'utilisateur ou par le mode
choisi (VBR 100, 98, 90, 75, 50, 25 et 10). À titre d'exemple, le
bitrate varie généralement en moyenne entre 40 et 112 kb/s à
l'intérieur d'un fichier codé en VBR 50 à l'aide du WMA «
classique ». Le mode VBR (sauf en VBR 100 et en VBR 98) atténue
quelque peu les basses dans une chanson, mais réduit notablement les
déformations dans les aigus. Généralement, à bitrate égal en mode
CBR, VBR procure une bien meilleure qualité audio, homogène dans tout
le fichier encodé. À mon sens, c'est le mode idéal de codage.
Notez que WMA Lossless code en VBR 100, 100 étant le niveau théorique
de qualité en %.

Coder en une passe signifie que l'encodeur convertit en temps réel
le son de la source au format WMA. C'est la compression la plus
classique. Coder en deux passes sous-entend une première passe à
travers laquelle le son à coder est finement analysé. Ce n'est
qu'à la deuxième passe que le codage imposé par l'utilisateur se
déroulera en fonction des résultats de l'analyse effectuée à la
première passe[5]. Ledit utilisateur peut demander à l'encodeur de
conserver un bitrate X moyen ou un bitrate X moyen et un bitrate Y
maximal. En valeur moyenne, à bitrate donné, la qualité sonore
s'avère sensiblement supérieure à ce que fournit le codage en une
passe. Le codage en deux passes est mieux adapté au mode VBR, mais
peut s'appliquer en CBR.

Notez que certains codecs ou certains scénarii ne marchent pas avec le
codage en deux passes. Ainsi, celui-ci ne s'applique pas au codage
d'une capture audio en temps réel. De même, WMA Lossless et WMA
Voice ne codent qu'en une passe.

8. À partir de quel bitrate WMA se métallise-t-il ?

En mode CBR, les distorsions des sons aigus se font ressentir très
souvent lorsque le bitrate est inférieur à 96 kb/s. En mode VBR, la
métallisation se fait ressentir à partir de VBR 25 (bitrate moyen
dans la fourchette 40 à 85 kb/s).

Je signale néanmoins que si la source présente déjà des distorsions
dans les aiguës ou est de qualité assez basse (monophonique, souffles
importants), la sensation de métallisation se fera ressentir même à
bitrates plus élevés. Spécialement pour les sources mono ou riches
en souffle, le son se métallise très souvent si le bitrate du WMA
converti est, en moyenne, inférieur à 160 kb/s.

C'est ainsi qu'il ne faut jamais croire qu'un fichier encodé à
128 kb/s est de bonne qualité. En effet, sa qualité sera d'autant
pire que la source est médiocre.

9. Quelle configuration PC pour le WMA ?

Pour le WMA « classique » et le WMA Voice, l'encodage, même en
mode VBR, peut s'effectuer sur un simple Pentium II à 233 MHz ! Le
WMA Lossless demande tout de même un Pentium III à 450 Mhz pour un
encodage dans de bonnes conditions de vitesse. Toutefois, lorsque plus
de deux canaux sont usés dans le codage ou lorsque le nombre de bits
d'échantillon est supérieur à 16, un Pentium IV à 1,5 GHz sera le
bienvenu. Quant au WMA Pro, un Pentium IV à 2 Ghz est recommandé pour
l'encodage.

Le décodage des WMA est peu gourmand en calculs. Un Pentium II suffit
généralement. Toutefois, le WMA Lossless multicanal ou de haute
résolution (24 bits), ainsi que le WMA Pro, exigent, pour une lecture
fluide, au moins un Pentium III à 550 MHz.

Posté par rouspecteur à 11:14 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1