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des articles visant les codecs audio

Mon avis sur les codecs audio de Microsoft

02 août 2006

les vices cachés du "tout digital"

Le « tout digital » : les vices cachés

Il s’agit d’une étude comparative entre les appareils ou objets mécaniques analogiques avec leurs équivalents numériques digitaux. Il sera alors question de souligner que les appareils ou objets digitaux ne sont pas toujours plus performants que leurs semblables analogiques ou mécaniques.

I. Les montres

1. La montre bracelet à quartz

La montre à écran à cristaux liquides détient comme avantage majeur l'affichage en clair de l’heure à la seconde près. En outre, elle garde en mémoire la date courante. Pour les modèles un peu plus évolués, la fonction alarme intéressera plus d'un, permettant de se réveiller ou de se rappeler un événement n’importe quand. D'autres montres possèdent également un chronomètre au dixième de seconde près multifonctions.

Mais la montre à affichage discret souffre d'un défaut de taille : le manque de précision, allant croissant au fil des ans. Par ailleurs, ce genre d’appareils est tout particulièrement destiné à des catégories précises de personnes : jeunes adolescents, scientifiques,...

2. la montre à aiguilles

La montre à quartz à aiguilles fait preuve en général d’une haute précision, avec rarement avance ou retard d'une minute par an. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle est très sombre en énergie par rapport à la montre digitale. La montre à aiguilles convient à tout le monde, sans exception d’âge ou de profession.

Malheureusement, la montre à aiguille reste plus fragile que sa sœur numérique, surtout en termes de chocs. Elle a aussi la fâcheuse habitude de retarder fortement lorsque la pile faiblit, plupart des fois. Dans les montres digitales, le plus souvent, l'écran cesse d’afficher si la pile est trop faible et, avant cela, la montre n’a pas coutume de retarder.

3. Conclusion

Les deux types d’appareils ayant chacun des vices de même importance, il est difficile de porter un choix. Néanmoins, la montre à aiguilles est, à mon sens,  celle à privilégier, car elle s’adapte à toutes les couches sociales.

II. Le récepteur radio

1. À commandes digitales

La radio à affichage numérique indique avec une grande précision la fréquence de réception. Elle effectue automatiquement les recherches de stations par simple appui d’une touche pour lancer l'opération. Elle s’arrête automatiquement à une station de signal fort. La radio digitale a en outre la capacité de mémoriser un certain nombre de fréquences, accessibles dans des numéros préprogrammés (ex. : n° 3 : RAGA FM). Enfin, il est avéré que la radio digitale accuse en général une bien meilleure sensibilité que la radio analogique classique (à bouton de réglage).

Il y a, bien entendu, le revers de la médaille. Pour ce qui est de la rapidité de recherche de stations, avouons que la radio digitale n’est pas une virtuose. Si des numéros prédéfinis ou un clavier d'entrée directe des fréquences n'est pas prévu, il est très fastidieux d'effectuer une recherche de stations, surtout en en ondes courtes. En plus, les composantes électroniques de ce type de radio sont très sensibles aux interférences extérieures, ce qui peut perturber la recherche, voire la fausser. En dernier lieu, je signale que la durée de vie des radios digitales est nettement plus courte que celle de la radio classique, alors que, paradoxalement, leur prix est plus élevé !

2. À boutons de réglage

La radio à boutons de réglage manuel a fait ses preuves en matière de solidité et de simplicité. Sa technologie banalisée conduit au prix réduit de ce genre d’appareils qui, en dépit de cela, ont la vie dure.

L’inconvénient de base ce type de radio est que sa sélectivité n'est pas toujours à la hauteur, surtout s'il s'agit de capter de stations très proche en fréquence. Il est également vérifié qu'à l’usage, le bouton de réglage génère des crépitements au fil des années, allant jusqu'à endommager le condensateur variable.

3. Conclusion

Bien que la radio digitale capte plus nettement qu’une radio classique, nous jugeons qu'elle ne fait pas le poids devant sa sœur analogique, vu sa durée de vie plus réduite et son prix plus élevé. En effet, le commun des mortels a besoin de quelque chose de pratique et de durable et la majorité de stations captées sur radio digitale le sont tout autant à une radio à boutons de réglage manuel.

III. Les appareils de mesure

1. À l'affichage numérique

Qu’il s'agisse du thermomètre, du multimètre numérique ou de la balance, les appareils de mesure à affichage numérique brillent par leur grande précision de mesure avec lecture directe des résultats. Par ailleurs, ils posent peu le problème de recalibrage et s'avèrent de même durée de vie que les appareils à aiguilles et/ou à repères.

Il faut cependant relever que ce type d'appareil nécessite une alimentation en électricité, soit par piles ou par batteries, soit sur secteur. Si ladite alimentation arrive à faiblir, les mesures deviennent aberrantes. Il se pose aussi le problème du prix, nettement plus élevé que celui des appareils analogiques.

2. À affichage à aiguilles ou par repères

Ce type d’appareils court les rues et ont l’avantage de coûter vraiment moins cher. Une autre qualité que recèlent lesdits appareils est qu’ils n'ont pas besoin de courant pour fonctionner, excepté évidemment lors de mesure de résistances, capacités, gain de transistor ou sens passant des diodes, entre autres.

Les défauts sont multiples. D'abord, il est des erreurs de lecture à chaque mesure, dues à la parallaxe. Le vieillissement des composants entraîne des pertes notables de précision et les recalibrages sont fréquents. Pour les multimètres, il est habituel d'effectuer des calculs pour trouver la valeur mesurée, d’où un manque de rapidité. Tout comme les modèles numériques, si un calibre demande une alimentation en énergie électrique de l'appareil et que ladite énergie est déficiente, les résultats en pâtiront sérieusement.

3. Conclusion

À n'en pas douter, les appareils numériques sont beaucoup plus performants que leurs frères analogiques. Toutefois, ils pèchent, une fois de plus, au niveau du prix. En attendant que la technologie soit moins coûteuse, je vous recommande, si votre bourse n’est pas fournie, un appareil analogique.

IV. Bloc-notes et agendas

1. Le bloc-notes manuel

N’étant pas un appareil, cet outil fournit une aide précieuse à son possesseur par le fait qu'il n'a pas besoin d’électricité et surtout par la souplesse de prise de messages ou d'adresses, qui s'effectue souvent très rapidement et à tout bout de champ.

Le bloc-notes manuel pèche en revanche au niveau de la non-confidentialité de son contenu, accessible à n’importe quel individu. De plus, en fait de recherche d'un numéro de téléphone affecté à un nom, celle-ci est souvent longue si l’agenda commence à se remplir et surtout lorsque les noms ne sont pas classés en ordre alphabétique.

2. L'organiseur et autres Palm Pilot

Les agendas dits électroniques sont des champions de hiérarchisation des données : les noms sont classés en ordre alphabétique, les rendez-vous en ordre chronologique et rappelés par sonnerie, sans oublier l'horloge intégrée, parfois avec un calendrier à plusieurs années (souvent de 1901 à 2099). La capacité mémoire de plusieurs modèles récents (surtout des Palm Pilot) est supérieure au meilleur des blocs-notes manuels. En outre, les données peuvent être modifiées à volonté est protégées par mot de passe.

Une foule d’avantages, certes, mais trois inconvénients fatals. Il suffit que les circuits des agendas électroniques soient insuffisamment ou pas du tout alimentés pour que les données s’altèrent ou, pire, disparaissent. Malheur à celui qui aurait emmagasiné beaucoup d'informations ! Ensuite, la prise de message est de loin plus lente que celle d'un bloc-notes manuel, que ce soit par clavier ou par stylet spécial tactile. Enfin, la fragilité d’un organiseur ou d'un Palm Pilot n'a aucune commune mesure avec un bloc-notes manuel qui peut résister à tous les chocs et tomber autant de fois que possible sans danger.

3. Conclusion

En aucune façon je conseillerai à quelqu'un de prendre un organiser ou un Palm Pilot à la place d'un bon bloc-notes en papier. C'est que l'électronique appliquée à la gestion des rendez-vous des courts messages est un pur gadget d’adolescent, trop coûteux et pas très pratique.

V. Système manuel, système automatique dans un processus de pilotage ou de suivi

1. Le système manuel

La boîte de vitesses, le pilotage ou la conduite manuelle ou, plus modestement, les enregistrements manuels dans un magnétoscope ou dans une radiocassette, sont des opérations on ne peut plus courantes qui existent depuis des décennies. C’est le propre même de tout appareil ou engin conventionnel. L’unique inconvénient réside dans l'accoutumance effrénée de l'utilisateur après un usage trop répété. Je rejette la vétusté du matériel, car il est normal que tout appareil s’amortisse.

2. Le système automatique

L’électronique embarquée dans l'auto, l'avion, la vidéo pour la chaîne hi-fi, réduit au minimum l'intervention de l'utilisateur, du pilote ou du conducteur dans la bonne marche des choses. Quelques touches à appuyer, quelques commandes à effectuer, voilà que les vitesses changent de soi, l'avion vole sans participation immédiate du pilote et la chaîne enregistre votre émission préférée à 18 heures, pour stopper automatiquement à 18 h 25.

Tout cela c'est vraiment beau... et aussi dangereux. En effet, l’électronique ayant ses caprices dus aux perturbations extérieures électromagnétiques, les confusions de traitement de l’information sont toujours possibles. Un petit coup de chaleur suffit à faire déconner le changement automatique de vitesses. Conséquence : un accident pas très lointain. Il suffit d'un coup de foudre plus pernicieux que les autres, qui s'abatte sur la carlingue d'un avion pour déboussoler le pilote automatique et bonjour les crashs. De petites coupures de courant pas très catholiques et voilà que l'horloge interne de la chaîne hi-fi retarde ou retourne à zéro. Une émission de ratée. Et l’entretien de ces systèmes sophistiqués est souvent onéreux et, au pire, inefficace...

3. Conclusion

L’heure n'a pas encore sonné chez le commun des mortels, dans le domaine de l'électronique, pour s'aventurer à tout automatiser. Pour plus de sécurité, je vous recommande fortement le système manuel qui a raison d'avoir la vie dure.

VI. Commandes classiques contre commandes à touches à effleurement (par simple appui)

1. les commandes classiques

Elles ont l’avantage intéressant d'être pouvoir remplacées par une équivalente. Mais les défauts pullulent :

Les commandes à levier n'assurent pas une totale spontanéité des résultats et, à la longue, conduisent à des résultats approximatifs. L'usure mène lesdites commandes à des mauvais fonctionnements, surtout au niveau des radios, en ce qui concerne les boutons rotatifs ou glissants, et même les touches à levier (Play, Stop, Rec, Rew, FF, …). Il arrive qu’une touche saute, d'un bouton tourne en produisant de désagréables crépitements, qu’un bouton glissant ne réponde pas aux réponde aléatoirement.

2. Les commandes par simple appui

Le temps de réponse entre l’appui et le résultat est très court. De plus, l’exécution dudit ordres se fait avec précision, avec moins de parasites (surtout en ce qui concerne les chaînes hi-fi).

Toutefois, il est de plus en plus avéré que la poussière qui s'insinue entre les touches et la lamelle est responsable de nombre de mauvais contacts. En électronique, s’ils ne conduisent pas à un refus d'exécution, du moins ils peuvent entraîner certains dysfonctionnements très peu désirables. Enfin, l'usure de la commande, comme pour les commandes classiques, et la mère des résultats approximatifs. Sauf qu'ici, la panne est irréversible, car rien ne peut être remplacé !

3. Conclusion

À moins qu'il soit question d'un type d'appareil qui a fait ses preuves en matière de résistance, malgré ce troisième millénaire commençant, tournez-vous vers des appareils à commandes classiques, malgré leurs nombreuses imperfections.

VII. Cassette et CD

1. La cassette audio

À juste titre, la cassette audio s'impose jusqu'à nos jours, car elle regorge de points appréciables. Il s'agit d'un support qui résiste assez bien à la chaleur, à l’humidité, à la poussière et aux chocs, lorsque ces agents sont dans la limite du tolérable. Le prix d’une cassette audio (vierge ou pas) est à la portée de pratiquement toutes les bourses. À cela s'ajoute la souplesse d'enregistrement et d'effacement, ces derniers pouvant s’exécuter plusieurs fois sur le même support. Notons également que l'enregistrement sur cassette est durable (plus de vingt ans), stable et fort peu coûteux (une tête d'enregistrement vaut moins de deux dollars).

De tous les défauts inhérents à la cassette audio, l'extrême sensibilité au magnétisme en est le plus grave. En effet, le champ magnétique d'un aimant puissant suffit à altérer, voire à supprimer un enregistrement, en tout ou en partie. En deuxième position des inconvénients, on peut citer la reproduction incomplète de tout le spectre sonore, surtout au niveau des aigus, sans compter le léger souffle généré lors de la lecture. Certes, de nouveaux types de bande améliorent le rendu acoustique (CrO2, cassette métal), mais c’est encore perfectible. Signalons enfin comme inconvénient d'une certaine importance la recherche des plages qui s'opère trop lentement, même automatiquement (recherche automatique des « blancs » dans certains modèles de radios ou de chaînes hi-fi).

2. Le CD

Moins encombrant que la cassette, car le léger et plat, le compact a aussi l'avantage de résister totalement au magnétisme. La qualité sonore permet de restituer pratiquement toute la gamme des sons, de manière presque irréprochable. De plus, la recherche des plages est quasi-instantanée (de quelques centièmes de seconde à sept secondes), ce qui permet de programmer des sélections en écoute et/ou en enregistrement.

Ces si belles qualités sont noyées dans une flopée d’incommodités. En fait de résistance, le CD est un piètre exemple. La moindre tache d'huile ou des égratignures profondes (parfois même la chaleur) condamne la lecture à des « sauts » imprévus ou à des « bégaiement ». En cas d’égratignures profondes, les dégâts sur CD sont irrémédiables et la lecture de la plage concernée en est définitivement affectée. Il suffit que le support soit soumis à une lumière, une chaleur ou une humidité assez constante (mais pas trop forte) pour qu’il perde de son taux de réflexion et devienne terne. La conséquence en est que le son baisse d'intensité, voire de qualité. Et, comble du paradoxe, le CD coûte au moins trois fois plus cher qu’une cassette vierge ou originale ! En termes de souplesse d'enregistrement, le CD a nettement du recul par rapport à la cassette audio, vu que sur CD, on n’enregistre qu’une seule fois pour toutes ! Certes, les CDS reinscriptibles (CD-RW) existent, mais le système lecture n'est pas à la portée du premier venu (il faut soit un ordinateur, soit une chaîne hi-fi supportant un tel format) et il est observé qu'à force de reinscription, la qualité sonore se désagrège plus rapidement que sur cassette. Pour ce qui est de la durée d’un CD audio, elle est limitée en général à 74 ou à 80 minutes, alors que la cassette audio atteint 90 voire 120 minutes ! Bien entendu, cette durée peut être prolongée jusqu'à douze heures d'enregistrement et plus sur format MP3, mais ledit format n’est répandu que sur Internet.

3. Conclusion

Malgré les inconvénients de la cassette audio ou, nous la préférons, et de très loin, au CD. En effet, le commun des mortels n'a pas toujours besoin d'un son « parfait » pour écouter sa musique. En outre, les conditions de conservation d'un CD sont nettement plus rigoureuses que celle d’une cassette audio.

On se demande pour quelles (obscures) raisons le CD continue à être vendu si abondamment, malgré son prix et ses multiples défaut...

Posté par rouspecteur à 10:02 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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