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des articles visant les codecs audio

Mon avis sur les codecs audio de Microsoft

15 août 2006

BITRATES INFÉRIEURS À 48 KB/S POUR LA CAPTURE DE LA FM

BITRATES INFÉRIEURS À 48 KB/S POUR LA CAPTURE DE LA FM

A.     POUR FIXER LES IDÉES

Journaliste en herbe ou amateur d’archives radio, vous souhaitez conserver sur PC vos émissions FM favorites ? L’ordy possède-t-il un logiciel de capture ou, mieux, un tuner FM ? Avez-vous l’habitude de vous servir de programmes dédiés au traitement ou à la lecture du son ? Alors cet article vous concerne tout particulièrement si la réponse à ces questions est positive.

Amateur de la bonne acoustique et pirate attitré, vous désirez trafiquer de la musique à partir des stations FM ? J’ai le malheur de vous dire que cet article ne vous concerne pas pour au moins deux raisons :

§           Ici, seuls les bitrates < 48 kb/s nous intéressent. Avouons-le, capter du son avec une qualité honorable tient du miracle en ces si basses vitesses de transmission

§           Aucun tuner FM, même le plus haut de gamme, ne restitue à la sortie un son de qualité satisfaisante pour un audiophile. En effet, dans la bande FM, les fréquences sonores sont généralement limitées à 15 kHz, ce qui reste insuffisant pour reproduire les aiguës les plus extrêmes

Cet article n’est pas non plus adressé aux bleus de la capture audio qui se servent d’une carte son uniquement pour écouter, pas pour enregistrer.

Bref, ce qui sera exposé ci-bas vise quiconque désire sauvegarder dans son disque dur, avec une qualité acceptable, mais pas optimale, des flux sonores issus d’une radio FM, flux à prédominance vocale. Cela va sans dire, seul un quidam versé dans le multimédia saura de quoi je parle dans ces lignes.

Disons de prime abord que le format MP3 est totalement écarté de cet article. C’est qu’à ces vitesses particulièrement basses, les fichiers créés ont une sonorité artificielle (parler de sonorité métallique s’avère plus que flatteur). De plus, en dessous de 48 kb/s (et même à 56 kb/s), les fichiers MP3 même codés en stéréo paraissent monophoniques. En somme, à ces faibles bitrates, le MP3 est une merde… je ne m’intéresserai ici exclusivement qu’au format audio de Windows (WMA) qui offre de biens meilleurs rendus sonores du fait d’une plus grande conservation d’aiguës et de nombreux timbres vocaux et instrumentaux, mais surtout du fait d’une sonorité « métallisante » nettement atténuée par rapport au MP3, son frère ennemi.

B.     LA CAPTURE PROPREMENT DITE

Le logiciel qui effectue les meilleures captures des sons au format WMA reste à ce jour (mars 2006) le Codeur Windows Média Série 9. Gratuit et facile d’utilisation, il est disponible sur le site de Microsoft et de plusieurs logithèques sur le Net. Toutefois, il exige que Windows 2000 ou Windows XP soit installé dans le PC.

Sans plus tarder, voici donc les modes de codage WMA que je préconise, de qualité croissante, avec leurs avantage(s) et inconvénient(s).

1.      WMA Voice

L’algorithme de compression se concentre sur les fréquences vocales, tout en pouvant être hybride (musique – voix) moyennant quelques paramétrages. Le codec WMA Voice est conçu pour des bitrates maximaux de 20 kb/s.

Avantages

La taille des fichiers créés est petite.

Inconvénients

§           Le fichier créé souffre d’une forte distorsion métallique dans les fréquences vocales, même en mode hybride. Toutefois, c’est mieux que du MP3 à 32 kb/s, surtout dans les instrumentaux

§           Seul les PC lisent au stade actuel le format WMA Voice. Encore faut-il que le codec soit installé si ledit PC use de l’ancestral Windows Media Player 6.4.

2.      WMA CBR à 32 kb/s

Il s’agit de la qualité que j’appelle moyenne quant au codage des émissions FM à prédominance vocale. Je signale qu’un certain nombre de cartes TV (notamment de marque XCESS ou ayant le chipset BT878) avec tuner FM enregistrent à ce bitrate et au format WMA.

Avantages

§           La taille du fichier audio issu de la capture est petite

§           En dépit des sonorités métalliques dans les fréquences vocales hautes et aiguës, la qualité est satisfaisante, même en stéréo

Inconvénient

La métallisation non négligeable de certaines fréquences aiguës ou proches des aiguës.

3.      WMA VBR 10

C’est la meilleure qualité testée dans mon article, du fait de l’encodage en mode VBR. En effet, le mode VBR permet des variations dynamiques de débit au sein d’un fichier en fonction de la nature du son, ce qui donne en général des fichiers de bonne qualité si l’on tient compte dudit débit. Ex : un fichier de bitrate moyen de 32 kb/s en VBR sonne mieux qu’un fichier CBR de 32 kb/s (CBR = Constant Bitrate, c'est-à-dire débit constant).

Avantage

Le mode VBR 10, malgré les distorsions inévitables engendrées par son bas bitrate, produit des WMA supportables, même dans les fréquences musicales, presque comme du MP3 à 96 kb/s ! En outre, si le son de la station FM est mono, le débit peut chuter en dessous de 28 kb/s avec une qualité sonore supérieure à celle des fichiers à 32 kb/s.

Inconvénient

Le débit binaire étant fluctuant, il arrive parfois de voir des fichiers dont le bitrate moyen avoisine 56 kb/s, ce qui, à mon sens, est une perte d’espace disque si l’on prend en considération la qualité sonore assez pauvre, limitée en fait aux fréquences < à 12 kHz.

C.     VERDICT : QUEL USAGE POUR QUEL CODEC ?

WMA Voice : à utiliser si la netteté du son n’est pas un souci pour vous. C’est le codec pratique pour créer des fichiers à envoyer par e-mail sous forme d’extraits

WMA à 32 kb/s : excellent pour le codage de la voix seule avec un minimum de distorsions gênantes

WMA VBR 10 : idem supra, mais avec un meilleur respect de certaines hautes fréquences et une réduction du son métallique, surtout dans les fréquences vocales.

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02 août 2006

les vices cachés du "tout digital"

Le « tout digital » : les vices cachés

Il s’agit d’une étude comparative entre les appareils ou objets mécaniques analogiques avec leurs équivalents numériques digitaux. Il sera alors question de souligner que les appareils ou objets digitaux ne sont pas toujours plus performants que leurs semblables analogiques ou mécaniques.

I. Les montres

1. La montre bracelet à quartz

La montre à écran à cristaux liquides détient comme avantage majeur l'affichage en clair de l’heure à la seconde près. En outre, elle garde en mémoire la date courante. Pour les modèles un peu plus évolués, la fonction alarme intéressera plus d'un, permettant de se réveiller ou de se rappeler un événement n’importe quand. D'autres montres possèdent également un chronomètre au dixième de seconde près multifonctions.

Mais la montre à affichage discret souffre d'un défaut de taille : le manque de précision, allant croissant au fil des ans. Par ailleurs, ce genre d’appareils est tout particulièrement destiné à des catégories précises de personnes : jeunes adolescents, scientifiques,...

2. la montre à aiguilles

La montre à quartz à aiguilles fait preuve en général d’une haute précision, avec rarement avance ou retard d'une minute par an. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle est très sombre en énergie par rapport à la montre digitale. La montre à aiguilles convient à tout le monde, sans exception d’âge ou de profession.

Malheureusement, la montre à aiguille reste plus fragile que sa sœur numérique, surtout en termes de chocs. Elle a aussi la fâcheuse habitude de retarder fortement lorsque la pile faiblit, plupart des fois. Dans les montres digitales, le plus souvent, l'écran cesse d’afficher si la pile est trop faible et, avant cela, la montre n’a pas coutume de retarder.

3. Conclusion

Les deux types d’appareils ayant chacun des vices de même importance, il est difficile de porter un choix. Néanmoins, la montre à aiguilles est, à mon sens,  celle à privilégier, car elle s’adapte à toutes les couches sociales.

II. Le récepteur radio

1. À commandes digitales

La radio à affichage numérique indique avec une grande précision la fréquence de réception. Elle effectue automatiquement les recherches de stations par simple appui d’une touche pour lancer l'opération. Elle s’arrête automatiquement à une station de signal fort. La radio digitale a en outre la capacité de mémoriser un certain nombre de fréquences, accessibles dans des numéros préprogrammés (ex. : n° 3 : RAGA FM). Enfin, il est avéré que la radio digitale accuse en général une bien meilleure sensibilité que la radio analogique classique (à bouton de réglage).

Il y a, bien entendu, le revers de la médaille. Pour ce qui est de la rapidité de recherche de stations, avouons que la radio digitale n’est pas une virtuose. Si des numéros prédéfinis ou un clavier d'entrée directe des fréquences n'est pas prévu, il est très fastidieux d'effectuer une recherche de stations, surtout en en ondes courtes. En plus, les composantes électroniques de ce type de radio sont très sensibles aux interférences extérieures, ce qui peut perturber la recherche, voire la fausser. En dernier lieu, je signale que la durée de vie des radios digitales est nettement plus courte que celle de la radio classique, alors que, paradoxalement, leur prix est plus élevé !

2. À boutons de réglage

La radio à boutons de réglage manuel a fait ses preuves en matière de solidité et de simplicité. Sa technologie banalisée conduit au prix réduit de ce genre d’appareils qui, en dépit de cela, ont la vie dure.

L’inconvénient de base ce type de radio est que sa sélectivité n'est pas toujours à la hauteur, surtout s'il s'agit de capter de stations très proche en fréquence. Il est également vérifié qu'à l’usage, le bouton de réglage génère des crépitements au fil des années, allant jusqu'à endommager le condensateur variable.

3. Conclusion

Bien que la radio digitale capte plus nettement qu’une radio classique, nous jugeons qu'elle ne fait pas le poids devant sa sœur analogique, vu sa durée de vie plus réduite et son prix plus élevé. En effet, le commun des mortels a besoin de quelque chose de pratique et de durable et la majorité de stations captées sur radio digitale le sont tout autant à une radio à boutons de réglage manuel.

III. Les appareils de mesure

1. À l'affichage numérique

Qu’il s'agisse du thermomètre, du multimètre numérique ou de la balance, les appareils de mesure à affichage numérique brillent par leur grande précision de mesure avec lecture directe des résultats. Par ailleurs, ils posent peu le problème de recalibrage et s'avèrent de même durée de vie que les appareils à aiguilles et/ou à repères.

Il faut cependant relever que ce type d'appareil nécessite une alimentation en électricité, soit par piles ou par batteries, soit sur secteur. Si ladite alimentation arrive à faiblir, les mesures deviennent aberrantes. Il se pose aussi le problème du prix, nettement plus élevé que celui des appareils analogiques.

2. À affichage à aiguilles ou par repères

Ce type d’appareils court les rues et ont l’avantage de coûter vraiment moins cher. Une autre qualité que recèlent lesdits appareils est qu’ils n'ont pas besoin de courant pour fonctionner, excepté évidemment lors de mesure de résistances, capacités, gain de transistor ou sens passant des diodes, entre autres.

Les défauts sont multiples. D'abord, il est des erreurs de lecture à chaque mesure, dues à la parallaxe. Le vieillissement des composants entraîne des pertes notables de précision et les recalibrages sont fréquents. Pour les multimètres, il est habituel d'effectuer des calculs pour trouver la valeur mesurée, d’où un manque de rapidité. Tout comme les modèles numériques, si un calibre demande une alimentation en énergie électrique de l'appareil et que ladite énergie est déficiente, les résultats en pâtiront sérieusement.

3. Conclusion

À n'en pas douter, les appareils numériques sont beaucoup plus performants que leurs frères analogiques. Toutefois, ils pèchent, une fois de plus, au niveau du prix. En attendant que la technologie soit moins coûteuse, je vous recommande, si votre bourse n’est pas fournie, un appareil analogique.

IV. Bloc-notes et agendas

1. Le bloc-notes manuel

N’étant pas un appareil, cet outil fournit une aide précieuse à son possesseur par le fait qu'il n'a pas besoin d’électricité et surtout par la souplesse de prise de messages ou d'adresses, qui s'effectue souvent très rapidement et à tout bout de champ.

Le bloc-notes manuel pèche en revanche au niveau de la non-confidentialité de son contenu, accessible à n’importe quel individu. De plus, en fait de recherche d'un numéro de téléphone affecté à un nom, celle-ci est souvent longue si l’agenda commence à se remplir et surtout lorsque les noms ne sont pas classés en ordre alphabétique.

2. L'organiseur et autres Palm Pilot

Les agendas dits électroniques sont des champions de hiérarchisation des données : les noms sont classés en ordre alphabétique, les rendez-vous en ordre chronologique et rappelés par sonnerie, sans oublier l'horloge intégrée, parfois avec un calendrier à plusieurs années (souvent de 1901 à 2099). La capacité mémoire de plusieurs modèles récents (surtout des Palm Pilot) est supérieure au meilleur des blocs-notes manuels. En outre, les données peuvent être modifiées à volonté est protégées par mot de passe.

Une foule d’avantages, certes, mais trois inconvénients fatals. Il suffit que les circuits des agendas électroniques soient insuffisamment ou pas du tout alimentés pour que les données s’altèrent ou, pire, disparaissent. Malheur à celui qui aurait emmagasiné beaucoup d'informations ! Ensuite, la prise de message est de loin plus lente que celle d'un bloc-notes manuel, que ce soit par clavier ou par stylet spécial tactile. Enfin, la fragilité d’un organiseur ou d'un Palm Pilot n'a aucune commune mesure avec un bloc-notes manuel qui peut résister à tous les chocs et tomber autant de fois que possible sans danger.

3. Conclusion

En aucune façon je conseillerai à quelqu'un de prendre un organiser ou un Palm Pilot à la place d'un bon bloc-notes en papier. C'est que l'électronique appliquée à la gestion des rendez-vous des courts messages est un pur gadget d’adolescent, trop coûteux et pas très pratique.

V. Système manuel, système automatique dans un processus de pilotage ou de suivi

1. Le système manuel

La boîte de vitesses, le pilotage ou la conduite manuelle ou, plus modestement, les enregistrements manuels dans un magnétoscope ou dans une radiocassette, sont des opérations on ne peut plus courantes qui existent depuis des décennies. C’est le propre même de tout appareil ou engin conventionnel. L’unique inconvénient réside dans l'accoutumance effrénée de l'utilisateur après un usage trop répété. Je rejette la vétusté du matériel, car il est normal que tout appareil s’amortisse.

2. Le système automatique

L’électronique embarquée dans l'auto, l'avion, la vidéo pour la chaîne hi-fi, réduit au minimum l'intervention de l'utilisateur, du pilote ou du conducteur dans la bonne marche des choses. Quelques touches à appuyer, quelques commandes à effectuer, voilà que les vitesses changent de soi, l'avion vole sans participation immédiate du pilote et la chaîne enregistre votre émission préférée à 18 heures, pour stopper automatiquement à 18 h 25.

Tout cela c'est vraiment beau... et aussi dangereux. En effet, l’électronique ayant ses caprices dus aux perturbations extérieures électromagnétiques, les confusions de traitement de l’information sont toujours possibles. Un petit coup de chaleur suffit à faire déconner le changement automatique de vitesses. Conséquence : un accident pas très lointain. Il suffit d'un coup de foudre plus pernicieux que les autres, qui s'abatte sur la carlingue d'un avion pour déboussoler le pilote automatique et bonjour les crashs. De petites coupures de courant pas très catholiques et voilà que l'horloge interne de la chaîne hi-fi retarde ou retourne à zéro. Une émission de ratée. Et l’entretien de ces systèmes sophistiqués est souvent onéreux et, au pire, inefficace...

3. Conclusion

L’heure n'a pas encore sonné chez le commun des mortels, dans le domaine de l'électronique, pour s'aventurer à tout automatiser. Pour plus de sécurité, je vous recommande fortement le système manuel qui a raison d'avoir la vie dure.

VI. Commandes classiques contre commandes à touches à effleurement (par simple appui)

1. les commandes classiques

Elles ont l’avantage intéressant d'être pouvoir remplacées par une équivalente. Mais les défauts pullulent :

Les commandes à levier n'assurent pas une totale spontanéité des résultats et, à la longue, conduisent à des résultats approximatifs. L'usure mène lesdites commandes à des mauvais fonctionnements, surtout au niveau des radios, en ce qui concerne les boutons rotatifs ou glissants, et même les touches à levier (Play, Stop, Rec, Rew, FF, …). Il arrive qu’une touche saute, d'un bouton tourne en produisant de désagréables crépitements, qu’un bouton glissant ne réponde pas aux réponde aléatoirement.

2. Les commandes par simple appui

Le temps de réponse entre l’appui et le résultat est très court. De plus, l’exécution dudit ordres se fait avec précision, avec moins de parasites (surtout en ce qui concerne les chaînes hi-fi).

Toutefois, il est de plus en plus avéré que la poussière qui s'insinue entre les touches et la lamelle est responsable de nombre de mauvais contacts. En électronique, s’ils ne conduisent pas à un refus d'exécution, du moins ils peuvent entraîner certains dysfonctionnements très peu désirables. Enfin, l'usure de la commande, comme pour les commandes classiques, et la mère des résultats approximatifs. Sauf qu'ici, la panne est irréversible, car rien ne peut être remplacé !

3. Conclusion

À moins qu'il soit question d'un type d'appareil qui a fait ses preuves en matière de résistance, malgré ce troisième millénaire commençant, tournez-vous vers des appareils à commandes classiques, malgré leurs nombreuses imperfections.

VII. Cassette et CD

1. La cassette audio

À juste titre, la cassette audio s'impose jusqu'à nos jours, car elle regorge de points appréciables. Il s'agit d'un support qui résiste assez bien à la chaleur, à l’humidité, à la poussière et aux chocs, lorsque ces agents sont dans la limite du tolérable. Le prix d’une cassette audio (vierge ou pas) est à la portée de pratiquement toutes les bourses. À cela s'ajoute la souplesse d'enregistrement et d'effacement, ces derniers pouvant s’exécuter plusieurs fois sur le même support. Notons également que l'enregistrement sur cassette est durable (plus de vingt ans), stable et fort peu coûteux (une tête d'enregistrement vaut moins de deux dollars).

De tous les défauts inhérents à la cassette audio, l'extrême sensibilité au magnétisme en est le plus grave. En effet, le champ magnétique d'un aimant puissant suffit à altérer, voire à supprimer un enregistrement, en tout ou en partie. En deuxième position des inconvénients, on peut citer la reproduction incomplète de tout le spectre sonore, surtout au niveau des aigus, sans compter le léger souffle généré lors de la lecture. Certes, de nouveaux types de bande améliorent le rendu acoustique (CrO2, cassette métal), mais c’est encore perfectible. Signalons enfin comme inconvénient d'une certaine importance la recherche des plages qui s'opère trop lentement, même automatiquement (recherche automatique des « blancs » dans certains modèles de radios ou de chaînes hi-fi).

2. Le CD

Moins encombrant que la cassette, car le léger et plat, le compact a aussi l'avantage de résister totalement au magnétisme. La qualité sonore permet de restituer pratiquement toute la gamme des sons, de manière presque irréprochable. De plus, la recherche des plages est quasi-instantanée (de quelques centièmes de seconde à sept secondes), ce qui permet de programmer des sélections en écoute et/ou en enregistrement.

Ces si belles qualités sont noyées dans une flopée d’incommodités. En fait de résistance, le CD est un piètre exemple. La moindre tache d'huile ou des égratignures profondes (parfois même la chaleur) condamne la lecture à des « sauts » imprévus ou à des « bégaiement ». En cas d’égratignures profondes, les dégâts sur CD sont irrémédiables et la lecture de la plage concernée en est définitivement affectée. Il suffit que le support soit soumis à une lumière, une chaleur ou une humidité assez constante (mais pas trop forte) pour qu’il perde de son taux de réflexion et devienne terne. La conséquence en est que le son baisse d'intensité, voire de qualité. Et, comble du paradoxe, le CD coûte au moins trois fois plus cher qu’une cassette vierge ou originale ! En termes de souplesse d'enregistrement, le CD a nettement du recul par rapport à la cassette audio, vu que sur CD, on n’enregistre qu’une seule fois pour toutes ! Certes, les CDS reinscriptibles (CD-RW) existent, mais le système lecture n'est pas à la portée du premier venu (il faut soit un ordinateur, soit une chaîne hi-fi supportant un tel format) et il est observé qu'à force de reinscription, la qualité sonore se désagrège plus rapidement que sur cassette. Pour ce qui est de la durée d’un CD audio, elle est limitée en général à 74 ou à 80 minutes, alors que la cassette audio atteint 90 voire 120 minutes ! Bien entendu, cette durée peut être prolongée jusqu'à douze heures d'enregistrement et plus sur format MP3, mais ledit format n’est répandu que sur Internet.

3. Conclusion

Malgré les inconvénients de la cassette audio ou, nous la préférons, et de très loin, au CD. En effet, le commun des mortels n'a pas toujours besoin d'un son « parfait » pour écouter sa musique. En outre, les conditions de conservation d'un CD sont nettement plus rigoureuses que celle d’une cassette audio.

On se demande pour quelles (obscures) raisons le CD continue à être vendu si abondamment, malgré son prix et ses multiples défaut...

Posté par rouspecteur à 10:02 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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