LES DIX COMMANDEMENTS DE LA BONNE COPIE AUDIO

Sur le Mont de la Transparence Sonore, le dieu tout-puissant du Trafic Audio légua ceci à WMA Imperator, votre humble serviteur, sous forme d’un fichier PDF que je vous livre ici :

           1)     QUE CE SOIT SUR LE NET OU DANS UNE DISCOTHÈQUE, EN VUE DE POSSÉDER UNE ŒUVRE, AUCUN ROND TU NE DÉBOURSERAS.

En effet, à quoi bon sortir son fric pour avoir une chanson que l’on peut obtenir de toutes les manières gratuitement chez un pote ou dans un serveur ?

                                                    2)     DES SOURCES AUDIO DE BONNE QUALITÉ TU CHOISIRAS.

Autrement dit, des fichiers ou des émissions dont le bitrate audio est supérieur ou égal à 128 kbps. Néanmoins, si la source est satellitaire, et au format MP2, le débit audio sera, de préférence, supérieur ou égal à 224 kbps. Ça ne sert à rien d’avoir des sons de qualité pourrie. Autant ne pas copier. Faut combattre la médiocrité… !

                                                  3)     À EXTRAIRE L’AUDIO D’UNE VIDÉO TU N’HÉSITERAS POINT.

Qui n’a jamais été tenté d’écouter en MP3 ou en WMA le son du dernier clip de Lilly Allen ou de Falli Ipupa qui passe à MCM ou à Channel O ? Xrecode, pour trois fois rien, vous aidera à cette noble tâche. Évidemment, n’allez pas trafiquer le son d’une vidéo de YouTube défilant à 10 images/seconde : la qualité est désastreuse et ce serait là commettre un péché grave au commandement précédent.

          4)     POUR GAGNER DE LA PLACE TU CONVERTIRAS ET QUANT À CE, DU MODE VBR TU USERAS.

Le mode VBR, surtout en une passe, encode avec le souci permanent du maintien de la qualité. À titre d’exemple, convertir un WMA en mode VBR, qualité 75, vous produira un fichier audio à débit moyen aux alentours de 96-128 kbps sans perte de qualité par rapport au MP3 d’origine, avec une taille pratiquement divisée par trois.

         5)     LES FICHIERS DRM TU NE CRAINDRAS POINT. LEUR PROTECTION TU CONTOURNERAS, VOIRE TU CRACKERAS. MAIS DE PATIENCE ET DE PRUDENCE TU DOIS T’ARMER.

Il est relativement aisé de contourner la protection d’un fichier audio DRMisé. En revanche, cracker ladite protection relève du génie. L’un ou l’autre procédé, loin d’être innocent, vous expose à des sanctions pénales parfois sévères, même si le dieu tout-puissant du Trafic Audio ne nous l’a pas dit…

                          6)     LES FICHIERS .TORRENT TU TRAQUERAS, CAR UNE MINE D’OR ILS RENFERMENT.

Un moteur de recherche comme Google vous aidera à rapatrier les liens torrent que vous soumettrez à un logiciel de téléchargement idoine comme μTorrent ou Azureus, tous gratuits.

                    7)     LES SITES DE TÉLÉCHARGEMENT DES MP3 ET LES DISQUES DURS DES CYBERCAFÉS TU SCRUTERAS.

Ils contiennent souvent les chansons que vous cherchiez tant, des plus vieilles aux tout dernières. Avec un peu d’effort, les voilà à votre portée pour juste le prix d’une navigation Internet…

                  8)     LES NOMS DES FICHIERS QUE TU AURAS PRIS SUR LE NET AINSI QUE SES INFOS ID3 TU MODIFIERAS. APRÈS TES PÉRÉGRINATIONS, L’HISTORIQUE DU NAVIGATEUR TU EFFACERAS.

Quel sage commandement ! De la sorte, il s’avérera ardu que l’on retrace vos activités. Le premier volet de cette loi nous intéresse particulièrement. Vous pouvez, par exemple, dans les infos ID3, ne conserver que le nom de l’artiste et de l’album, ou ajouter ces éléments s’ils manquent. Quant au nom du fichier, il serait bonne politique que de ne garder que le titre de la chanson et supprimer tout autre détail (comme le numéro de piste ou le nom de l’artiste, ce dernier détail figurant déjà dans les infos ID3). Si le nom du fichier n’est formé que d’un ou de plusieurs chiffres ou encore d’une suite de caractères n’ayant que très peu de rapport avec ledit fichier, remplacez toutes ces fioritures par le titre de la chanson.

                               9)     DE MULTIPLES SAUVEGARDES DE TA COLLECTION AUDIO TU EFFECTUERAS.

Et ce, sur divers supports, afin de ne pas subir les conséquences nécessairement fâcheuses d’un formatage de disque dur, d’un vol de clé USB ou de disque dur externe, voire d’une perquise. Pour cette dernière éventualité, je vous conseille le plus vivement du monde de garder en lieu sûr un clone de votre collection, chez un pote ou un familier de confiance, par exemple.

     10)    GRATUITEMENT TU DONNERAS DES COPIES DE « TES » CHANSONS, MAIS N’EN FAIS PAS TROP.

Vous avez copié gratuitement, distribuez aussi gratuitement. Mais pas en masse ou sur un réseau comme Internet, de peur d’être frappé par ceux-là qui tentent à tout prix de faire disparaître The PirateBay et autres Monova.