11 novembre 2009
LES BITRATES IDÉAUX EN WMA POUR UNE MUSIQUE DE QUALITÉ À BAS DÉBIT
LES BITRATES IDÉAUX EN WMA POUR UNE MUSIQUE DE QUALITÉ À BAS DÉBIT
v Par « bas débit », j’entends ici des vitesses de transmission inférieures ou égales à 128 kbps. Quand je ne précise pas, il s’agit du mode CBR
v Les bitrates cités vont de la qualité la plus élevée à la qualité la plus basse
1. WMA 10 Professional, 96 kbps, 44 kHz, Stereo, 16 bits, ex-æquo avec
2. WMA 10 Professional, 128 kbps, 44 kHz, Stereo, 16 bits, ex æquo avec
3. WMA 10 Professional, VBR Quality 50, 44 kHz, Stereo, 24 bits
Sorti en 2006, la 10e version du WMA Professional pousse très loin les algorithmes de compression audio et produit véritablement des miracles. Les trois paramètres proposés ont, à mon humble avis, la même qualité sonore, superbe, sans artefacts ni pertes audibles de hautes fréquences. Certes, le WMA Pro à 96 kbps monte jusqu’à 20 kHz (grâce à d’astucieuses machinations de style SBR, un peu comme dans l’HE-AAC ou le défunt MP3 Pro), mais n’améliore pas le rendu sonore par rapport à ses deux rivaux qui, eux, coupent le spectre à 16 kHz. À titre d’info, le WMA Pro VBR Quality 50 crée généralement des fichiers à vitesses de transmission situées dans la fourchette 90-120 kbps.
Fort malheureusement, la structure particulière du WMA Pro (encodage à 24 bits en VBR, nouveau paquetage de données) empêche sa lecture dans des dispositifs portatifs de type baladeurs ou téléphones, les seules exceptions semblant être le Zune, la Xbox 360 et les smartphones sous Windows Mobile, tous des produits de Micro$oft.
4. WMA 9.2, VBR Quality 75, 44 kHz, Stereo, 16 bits
La qualité audio est presque pareille à ce qu’engendre le paramètre supra, si ce n’est que la qualité 75 du WMA 9.2 VBR sacrifie quelque peu les basses fréquences et ignore certaines très hautes fréquences que le WMA Pro respecte mieux, malgré son lowpass de 16 kHz à 128 kbps et en VBR 50 (le WMA 9.2, lui, coupe à 15,5 kHz environ). Malgré cela, le son est très correct (même pour un audiophile exigeant), dépourvu de distorsions audibles, mais pas parfait.
Cependant, ce paramètre pèche par la trop grande variation de son débit, qui peut aller de 90 à 160 kbps, avec une moyenne aux alentours de 120 kbps. Bah, on lui pardonne cette bougeotte lorsqu’on a en tête le facteur compatibilité avec les équipements actuels. En effet, tous les équipements lisant le WMA ne rencontrent aucun problème avec ce paramètre.
5. WMA 10 Professional, VBR Quality 25, 44 kHz, Stereo, 24 bits
Son lowpass proche de 15,9 kHz peut laisser croire qu’en termes de rendu sonore, il est préférable au WMA 9.2 VBR 75. À la première audition, je l’avoue, on serait tenté de le dire. Néanmoins, à bien tendre l’oreille, même avec des baffles bon marché, on sent une très discrète exagération de quelques sonorités aigues qui saturent très légèrement les égaliseurs quand les hautes fréquences sont amplifiées, alors que les basses semblent mieux respectées qu’en WMA 9.2 VBR 75. Consolons-nous : le rapport qualité-taille est spectaculaire ici : le débit binaire varie approximativement entre 55 et 95 kbps, un exploit technologique que seul l’HE-AAC accomplit, et encore à coups de manips loin de la portée du premier venu.
Seul défaut de taille : de nos jours, très peu d’équipements audio lisent le WMA Pro.
6. WMA 10 Professional, 64 kbps, 44 kHz, Stereo, 16 bits
Montant le plus haut en fréquence (20,1 kHz !), ce qui est à féliciter (bravo, Micro$oft !), le WMA Pro version 10 à 64 kbps 44 kHz (et non à 48 kHz, qui fait chuter le lowpass à 16 kHz) restitue la quasi-totalité du spectre audible à un bitrate ridiculement bas, le son gardant toute sa netteté, les basses conservant toute leur lourdeur. Mais l’ambiance n’est pas transparente : une oreille attentive sentira de légères distorsions « métallisantes » dans les très hautes fréquences, discrètes, néanmoins quand même audibles avec un peu de concentration. Sinon, à part cela, la qualité est bonne, presque très bonne.
Pour le reste, les problèmes de compatibilité demeurent, vu que c’est du WMA Pro.
7. WMA 9.2, 128 kbps, 44 kHz, Stereo, 16 bits
Ce bitrate standard dans le monde du multimédia produit des fichiers de bonne qualité. Les basses sont parfaitement respectées, mais pas les aigues hautes qui, malgré le lowpass à 16 kHz, semblent étouffées lors des passages difficiles, comme c’est la règle dans du hard rock, auquel cas l’encodeur baisse automatiquement la fréquence de coupure en vue de sauvegarder la qualité globale. Toutefois, aucune distorsion audible n’est à déplorer.
8. WMA 9.2, 96 kbps, 44 kHz, Stereo, 16 bits
Excellente reproduction des basses et des médiums, mais affaissement des très hautes fréquences, à l’instar du WMA à 128 kbps, mais avec moindre respect des détails que ce dernier. La métallisation sonore n’apparaît que dans des cas exceptionnels (contrairement à la version 9.1 des codecs qui souffrait de sévères artefacts au sein de certaines musiques chargées en aigues, défauts corrigés dans la version 9.2). WMA 9.2 partage exactement le même lowpass que WMA VBR 75, mais respecte moins les sons faibles et quelques aigues (mais mieux les basses fréquences) que celui-ci. Comme vous le voyez, le WMA a, je ne le répéterai jamais assez, l’étrange caractéristique de produire des fichiers de qualités différentes qui partagent pourtant une même fréquence de coupure.
9. WMA 9.2, VBR Quality 50, 44 kHz, Stereo, 16 bits
Ce mode d’encodage souffre d’un lowpass assez prononcé : 13,2 kHz. Avec ça, les hautes fréquences sont carrément tronquées. Toutefois, plusieurs pics sont conservés en vue du maintien de la qualité. De plus, l’encodeur s’arrange à atténuer quelques sonorités de basse fréquence, toujours pour sauvegarder la qualité. Par conséquent, la musique paraît certes dépourvue d’aigues extrêmes, mais sonne globalement bien. Le son métallique et d’autres distorsions de même registre ne sont généralement pas audibles, sauf si le morceau encodé excelle dans la complexité, ce qui conduira l’algorithme de compression à diminuer automatiquement la fréquence de coupure (comme en WMA à 128 kbps) pour limiter les dégâts sonores.
Question débit binaire, celui-ci varie beaucoup en WMA 9.2 VBR 50, allant de 40 à 112 kbps selon le type de musique et l’effet stéréo. Ledit débit tourne cependant en général aux alentours de 64-85 kbps, ce qui fait de ce paramètre d’encodage un candidat privilégié en vue de gonfler son baladeur de chansons en quantité industrielle sans grand sacrifice de la qualité.
10. WMA 9.2, 80 kbps, 44 kHz, Stereo, 16 bits
Ce mode de compression partage le même lowpass que le WMA 9.2 VBR 50. En revanche, la métallisation, très rarement ressentie dans le paramètre susmentionné, devient plus fréquente en WMA 9.2 à 80 kbps. Ce n’est pas trop audible, mais l’oreille attentionnée ne s’y trompera guère. Par ailleurs, bien que ce mode conserve un peu mieux les basses que WMA 9.2 VBR 50, il respecte moins bien les sons à faibles volumes que ce dernier.
WMA 9.2 à 80 kbps est le bitrate qui scelle la porte entre l’écoutable et le médiocre en WMA. À utiliser avec toutes réserves.
WMA Imperator.
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