N.B. : Le texte s’effectue en mode VBR 1-Pass, pas en CBR ni en VBR 2-Pass.

Comme tout codec audio avec perte de qualité axé sur la compression des données musicales, le WMA retire au son d’origine ce qu’il estime « supportable », voire indiscernable à l’ouïe humaine en vue de gagner de l’espace de stockage. Pour ce, il use de formules mathématiques complexes couplées à une représentation tout aussi mathématique du système d’audition, qu’on appelle modèle psycho-acoustique. Le WMA en dispose un de particulièrement performant, car accomplissant la prouesse de rendre la musique « dansable et écoutable » même à 48 kbps, spécialement en mode VBR.

Néanmoins, mon expérience perso ainsi que plusieurs testeurs audio sur le Net ont noté que deux types particuliers de sons rendent respectivement la tâche inhabituellement ardue ou, à l’inverse, étonnamment simple, aux algorithmes d’encodage du WMA standard en sa version actuelle (9.2 en janvier 2012) : le rock et la musique classique.

Quant au premier genre musical, je ne généralise pas. Lorsque la guitare est riche en aigues ou lorsque la « densité » de celle-ci est moyenne ou faible ou encore entrecoupée de micro-silences, le WMA accomplit du bon boulot. Sachant qu’il a affaire ici à des instruments complexes, il va, en VBR, augmenter le débit et réduire au mieux les distorsions audibles. Les paliers VBR Q50 et au-delà sont recommandés pour ce faire. Si, par contre, la guitare est lourde, « chargée », dense, surtout si elle est monophonique, le WMA se perd et déforme plus ou moins auditivement le son, non seulement en lui ajoutant une coloration métallique, mais en outre en diminuant la précision de la guitare qui semble moins définie. En VBR, au lieu d’augmenter le bitrate, le WMA au contraire le réduit, peut-être à cause de l’absence perceptible des hautes fréquences et du fait de la nature monophonique de la guitare. Même des paliers élevés de qualité en VBR, même en VBR Q98, la distorsion se fait parfois sentir. Pour ce type de musique, si on est puriste, mieux vaut user du WMA Pro, plus performant, ou d’un codec différent.

Pour ce qui est du second genre, je me permets de déclarer que dans tous les cas possibles, le WMA est vraiment dans son élément, tel un poisson dans l’eau. Spécialement lorsque seuls un ou deux instruments jouent de manière espacée, tels le piano, la harpe, la flute ou le clavecin, même à débits très bas et à paliers VBR inferieurs à Q50, le son est rendu avec une déconcertante netteté, pratiquement sans la moindre distorsion. C’est à croire que les ingénieurs qui ont élaboré les algorithmes de compression du WMA ont concentré leur travail sur la musique classique. À l’heure actuelle, à des vitesses de transmission ≤ à 64 kbps, c’est, apparemment, avec le WMA Pro, le codec qui delivre la meilleure qualité pour ce genre musical.

 

WMA Imperator.