Traditionnellement, quel que soit le codec audio utilisé, il est admis que la compression d’un signal sonore en mode VBR est plus efficiente qu’en mode CBR, du fait que le mode VBR s’efforce de maintenir une qualité constante de perception, que le signal soit complexe ou pas. Le format audio de Microsoft n’échappe pas à la règle, ses algorithmes VBR étant du reste particulièrement bien affinés, spécialement en bas débit. Cependant, le WMA est le seul format public qui, en mode VBR, produit des étrangetés lorsqu’il s’agit de compresser des fréquences très basses isolées : le signal est haché, voire carrément supprimé dans de larges zones (spécialement en mode VBR Q90). L’analyse spectrale le laisse visualiser très aisément et l’écoute n’est pas moins évocatrice du désastre : le son est entrecoupé ou absent ! Ce comportement aberrant de l’encodeur n’est pas constaté lorsque le signal est encodé en CBR.

Pour illustrer mes propos, je vous laisse contempler les captures d’écran ci-dessous qui représentent un signal de 40 Hz généré par Audacity et compressé en divers sous-modes VBR du WMA Standard et du WMA Professional.

 

TABLEAU_ILLUSTRATIF