1. Les jeux comportant beaucoup d’effets d’animation

La 3D couplée à des images riches en mouvement nécessite, pour son rendu, des calculs assez complexes au niveau du processeur et de la puce graphique. Qui dit algorithmes sophistiqués dit sollicitation intense des circuits électroniques, donc absorption conséquente d’énergie électrique. Certains jeux peuvent vider la batterie de votre joujou en moins de trois heures !

  1. La connexion 3G et 4G

Elle fait partie des fonctions d’un smartphone qui ingurgitent d’appréciables quantités de millivolts et de milliampères, surtout quand, durant la navigation, l’appareil se met à chauffer. Cela indique très souvent un téléchargement intense, plusieurs synchronisations automatiques en cours, voire une connexion instable qui fait parfois l’engin basculer fréquemment en mode 2G (Edge).

  1. La lecture et l’enregistrement des vidéos

Plus la résolution de la vidéo est grande, plus sa lecture consomme du courant, car plus le processeur est sollicité. Il en est de même pour la capture via la caméra du smartphone. Il s’agit d’ailleurs, hormis les parties des jeux très élaborés, de l’option qui draine le plus de watts à la batterie, surtout lorsque le rétroéclairage s’invite.

  1. Les appels téléphoniques

Tout appel téléphonique, en particulier lorsqu’il est prolongé, fait chauffer l’appareil, preuve s’il en est de la forte consommation électrique. Néanmoins, ladite consommation s’avère nettement réduite comparé à un surf 3G ou 4G ou à une capture vidéo en HD.

  1. La lecture et l’enregistrement des sons

En principe, la lecture de la musique est une fonction très bien implémentée dans Android et ne dérange pas outre mesure les circuits du téléphone. Néanmoins, j’ai constaté que la lecture des fichiers AAC et MP3 encodés en mode VBR consomme plus que la lecture d’autres formats audio. Du reste, certains lecteurs mal développés entrainent une grande consommation d’énergie, même au repos (je pense ici à Xplay), auquel cas il convient de forcer l’arrêt du programme au niveau des paramètres Applications.

Quant à l’enregistrement vocal ou de la FM, tout dépend du format utilisé. Les codecs axés sur la voix comme AMR ne sollicitent que très peu l’appareil et, partant, très peu d’énergie. En revanche, votre autonomie chutera si vous enregistrez au format AAC et OGG Vorbis, codecs très sophistiqués, surtout si le smartphone n’est pas doté d’un processeur multicoeurs.

  1. L’écran tactile

La surface d’affichage de l’appareil consomme d’autant plus fortement qu’elle occupe un grand espace. C’est ainsi que les téléphones à larges écrans sont dotés de batteries dont la capacité et la taille sont conséquentes.

La luminosité également joue un rôle non négligeable dans le pompage en énergie. Plus elle est éclatante, plus la batterie est mise à rude épreuve. Quant à la durée d’allumage de l’écran avant la mise en veille automatique, autant privilégier des valeurs moyennes. En effet, si celles-ci sont trop longues (exemple : plus de 10 minutes), l’activité de la dalle tactile sera prolongée, parfois inutilement. En revanche, si la durée est trop courte (moins de deux minutes), l’utilisateur aura tendance à souvent rallumer l’écran, cette action consommant également de l’énergie. Pour ma part, je vous recommande des valeurs comprises entre deux et cinq minutes.

  1. Certains processus en arrière-plan

La plupart des processus qui tournent à l’insu de l’utilisateur béotien comme vous et moi servent au maintien du système d’exploitation ou à la synchronisation des données (WhatsApp, Gmail, Viber et autres Messenger), voire à des fonctions moins innocentes (localisation du téléphone, vol des données). Les processus qui exigent une connexion Internet consomment énormément d’énergie lorsque la connexion des données est active. Il vaut mieux, pour les désactiver, couper ladite connexion, en mode 3G ou 4G comme en Wi-Fi. Pour ce qui est des processus de maintien du système, y compris les antivirus (cette farce), autant ne pas y toucher. D’ailleurs, ils ne sont guère dispendieux en courant.

Cependant, je vous exhorte au redémarrage périodique de votre joujou (disons, une fois par jour) afin de réinitialiser en quelque sorte la RAM de temps à autre, celle-ci étant le terrain de jeu des processus en arrière-plan. Il arrive que cette mesure permette d’économiser quelques pourcents de charge batterie.

  1. Le visionnage et la prise de photos

Visionner ses photos dans la galerie consomme presque autant d’énergie que l’envoi et la réception des fichiers via Bluetooth. Le traitement des images visionnées (comme le rognage, l’application des filtres ou la réduction de la résolution) équivaut quasiment à une prise de photos en fait de pompage de jus. Tout justement, sachez que capturer des images fixes, notamment en haute résolution ou en appliquant lors de la capture des effets avancées (comme l’augmentation de la dynamique de l’image, appelée HDR) sollicite plus les circuits du téléphone que naviguer en Wi-Fi !

  1. Le Bluetooth

La fonction Bluetooth sur Android, lorsqu’elle est activée, est constamment en alerte, scannant d’éventuelles connexions extérieures. Les nouvelles puces conçues ces cinq dernières années ont certes permis de diminuer de beaucoup la consommation électrique,  mais il est vivement demandé de désactiver le module Bluetooth si vous ne vous en servez pas.

  1. Le Wi-Fi

Au repos, le module Wi-Fi, bien que constamment en alerte à l’instar du Bluetooth, consomme moins que ce dernier. Par contre, lorsqu’une connexion Internet active est utilisée via ce moyen, la batterie souffre. Avec certains modèles de téléphones, la consommation en énergie sera plus grande que celle d’une connexion 3G ou 4G via une SIM. Cependant, en règle générale, ce n’est heureusement pas le cas.

  1. Le GPS

En réalité, le module GPS ne suce l’autonomie que lorsqu’il est sollicité par les applications de géolocalisation. En temps normal, il se met sagement au repos et ne consomme pratiquement rien comme courant. Toutefois, gare aux processus en arrière-plan, parfois sournois, qui peuvent faire appel de manière intempestive audit module. C’est ainsi que je vous conseille de le désactiver lorsqu’il n’est pas utilisé, par exemple lorsque vous dormez.

  1. La réception FM

Tout dépend de la puce en question. Les smartphones carburant sous les composants MediaTek embarquent un module FM d’une exemplaire sobriété qui consomme moins qu’un puce Bluetooth en mode transfert des données. Quoi qu’il en soit, suivre le journal de RFI en modulation de fréquence ne martyrise pas la batterie de l’engin, loin s’en faut.

 

WMA IMPERATOR.